La Région PACA est géographiquement grande et accidentée.
C’est sa force : la variété et la qualité de ses paysages sont exceptionnelles.
C’est son challenge : il est difficile de créer des synergies régionales se déplacer régionalement est souvent presqu’aussi long que d’aller à Paris où il est facile d’associer plusieurs objectifs à un même déplacement.
Une autre conséquence de cette topographie : chaque préfecture est une capitale. Chaque capitale cherche à se développer en multipliant les initiatives. Cependant, malgré un réseau autoroutier et de TER dense, atteindre ces capitales est souvent long et difficile : y inviter des personnalités de rang national voire international devient alors une réelle aventure souvent onéreuse. Aventure car, en dehors de la bande littorale et encore, décider quelqu’un à se déplacer pour quelques heures d’intervention veut dire l’immobiliser pour une journée entière et peut-être une nuit. Or, le temps de chacun est de plus en plus compté.
L’ambition est de faire circuler l’intelligence et l’expertise régionale, nationale et internationale.
Objectif N°1 :
Mutualiser ces apports liés aux invitations d’experts en les diffusant simultanément dans plusieurs lieux fixes, interconnectés, bien équipés techniquement et interopérables « tous vers tous », ergonomiquement adaptés, administrativement autonomes mais reliés par une charte d’usages et d’objectifs.
La circulation de l’intelligence, c’est aussi permettre aux compétences locales de travailler ensemble. Consciente du réel déficit en la matière, la Région PACA n’a eu de cesse que d’organiser les collaborations entre les entreprises, les laboratoires et les académiques. Les PRIDES sont directement issus de cette démarche volontariste. Après 3 ans d’expérience, on peut constater qu’ils se sont plus volontier développés dans le périmètre immédiat de leur siège.
S’il est évident que les rencontres in situ sont nécessaires et indispensables, il n’en demeure pas moins que, souvent, le télétravail sera préféré pour des séances intermédiaires qui, de fait, pourront être multipliées et donc constituer des facteurs accélérateurs de co-working.
Objectif N°2 :
Faciliter le travail à distance de petits groupes en leur proposant un espace de télétravail offrant les garanties de confort et de confidentialité les meilleurs.
Si le télétravail ne s’est pas développé comme on aurait pu le penser, c’est aussi parce que son usage a trop souvent été pensé comme un problème technique de réseau, de son et d’image.
Pourtant, depuis 20 ans, des expérimentations ont été tentées quelques fois avec succès, quelques fois non, souvent avec des solutions trop onéreuses pour pouvoir être généralisées ou du moins dont le rapport qualité/service/prix ne paraissait pas compétitif.
On notera pour mémoire le célébrissime couloir interactif et mur de téléprésence de France Telecom et les solutions CISCO qui constituent des références.
Pourtant, d’autres ont expérimenté avec succès ces dispositifs. Souvent, ils ont optimisé les solutions techniques et ont finalement trouvé des compromis plus que satisfaisants. On peut remarquer que personne n’a jamais appelé ces dispositifs « téléprésence » mais, plutôt « concerts en réseau » : depuis longtemps, les artistes numériques ont utilisé les techniques existantes pour les adapter à leur exigence, très grande, de qualité sonore et visuelle et d’immédiateté du temps de réponse. On rappellera pour mémoire les concerts en réseau de Luc Martinez entre le palais des congrès de Genève et les grottes de Saint Cézaire. En 1992, le son des vibraphones en « stalactites » de la grotte étaient diffusés en temps réel avec l’orchestre jouant « live » en Suisse.
Objectif N°3 :
Faciliter les expérimentations utilisant le dispositif, en particulier en stimulant la créativité des artistes. Cela passe par la mise à disposition des installations, l’organisation d’évènements, la circulation des artistes en Région.
Un réseau de 3,4,5, plus( ?), salles interconnectées dans autant de villes et de lieux en PACA, c’est aussi répondre à un objectif de responsabilité à la fois :
- civique, car la réduction des déplacements longs pour des temps effectifs de travail relativement courts est notable (rapport habituel de 5heures de voyage A/R pour 2h30 de réunion). L’empreinte carbone et le cout économique sont très fortement diminués : après le CO-voiturage, le NO-voiturage....
- sociétal, car l’éco-système de compétence, d’innovation, de pratiques nouvelles est largement fertilisé par ces pratiques, non seulement par l’apport nouveau de compétences pointues mais aussi en encourageant les pratiques de co-working et de work-in-progress.
- Solidaire, car le réseau participe à la diminution des exclusions géographiques et participe à l’aménagement du territoire en diffusant largement les « aires d’influence » régionales.
Objectif N°4 :
Répondre au défit lancé aux PRIDES par la Région de particper au développement de TOUT son territoire, d’être des agents moteurs de son épanouissement sociétal et de sa lutte contre les exclusions, de favoriser de nouvelles pratiques éco-responsables.